Le rugby à l’essai du Big Data { Semaine du 21 septembre 2015 }

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Alors que la coupe du monde vient de débuter, le rugby fait aussi parler de lui à travers son utilisation des nouvelles technologies : améliorer les performances sportives des joueurs, perfectionner l'arbitrage, faciliter les sélections... Comment le GPS et le Big Data changent le rugby !

Le « Big Data » : tout le monde en parle, mais qu'est-ce que c'est ?

Pour bien comprendre, cette vidéo nous explique ce qu'est « l'ère de la donnée » :

Stratégie marketing

Le Big Data offre des champs d'action très divers aux organisations, à l'image du club de rugby du Stade Toulousain qui a mis en place sa stratégie maketing via une plateforme Big Data : une infrastructure analytique fondée sur l’écosystème Hadoop et les solutions décisionnelles de l’éditeur Tibco.
L’utilisation de technologies ouvertes permet de collecter des données, tandis que la plateforme de traitement et de visualisation offre la possibilité de croiser, partager et exploiter les informations recueillies.

En effet, le club sportif ne bénéficiant ni de mécène, ni d’importantes subventions ou de droits de retransmission TV, contrairement à d’autres clubs – ou d'autres sports – , doit s'appuyer notamment sur sa billetterie (et produits associés). Il souhaite donc renforcer ses liens avec ses sympathisants : via les réseaux sociaux, ou un CRM (Customer Relationship Management) afin d'optimiser le remplissage de son stade, par exemple.
Dans le futur, le club envisage également de proposer une application mobile et des services supplémentaires (jeux, covoiturage, paris, partages d’expérience…), pouvant devenir de nouvelles lignes de revenus (via des mécanismes de syndication notamment).

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GPS et Big Data

Mais ce n'est pas le seul exemple d'utilisation de ces nouvelles technologies dans le rugby : afin d’améliorer leurs performances physiques, techniques et tactiques, les joueurs volontaires sont équipés de systèmes GPS (Global Positioning System) permettant l’acquisition de données.

Fixés au-dessus des deux omoplates dans des boîtiers dont la taille correspond à la moitié d’un iPhone, des capteurs envoient vers un ordinateur des informations grâce à une petite dizaine de satellites placés en orbite et qui calculent la position et la vitesse du joueur à 30 centimètres près.
Ces informations, réactualisées dans la seconde, permettent au préparateur physique, assis en tribune devant son écran, de prendre la mesure en direct de divers paramètres liés aux rugbymen: vitesse instantanée, distance totale parcourue, nombre d’accélérations, ainsi que, pour certains systèmes dont celui de la FFR (Fédération Française de Rugby), le nombre d’impacts (donnés et reçus) avec la mesure de leur intensité.

Pour en savoir plus :

Assurer la sécurité des joueurs à l'entraînement

Né de la collaboration entre les équipes de Thales et de la FFR, soutenues par le CNRS, l'équipe de France s'est munie d'un simulateur de mêlée révolutionnaire reproduisant fidèlement une mêlée réelle. Afin d'optimiser l'entraînement du XV de France via ce simulateur, les positions et les mouvements des joueurs ont été modélisés pour être programmés. Il est ainsi possible de reproduire les forces et les faiblesses de n'importe quelle mêlée.

À lire dans l'Équipe : La mêlée révolutionnée

Arbitrage 2.0

Testé, pour la première fois dans un match international de rugby, lors de la rencontre Angleterre-France du 15 août 2015, et utilisé pendant la Coupe du monde, le système Hawk-eye de la société Hawk-Eye Innovations, filiale de Sony, est un système de suivi du ballon inspiré des systèmes de détection des missiles. Des caméras ultra-précises et un algorithme de traitement d’images permettent à Hawk-eye de définir la position du ballon à moins de 4 millimètres près.

Outre l’assistance aux arbitres, les soigneurs bénéficieront aussi de ces images afin d’identifier des chocs dangereux entre joueurs et pouvoir ainsi les sortir en cas de commotions.

Le coût du déploiement de cet outil est de 280 000 euros par stade. Le tennis, le football, le cricket et le billard emploient déjà cette technologie.

Buzz

Le rugby n'a pas fini de nous séduire dans sa modernité et sa communication.

À l'instar des Dieux du Stade : lancée en 2001 par l'ancien président du club du Stade Français Paris Rugby Max Guazzini, l'idée de faire poser nu des rugbymen dans le calendrier fait le buzz international à partir de 2004 grâce à ses making of, et a fortement contribué à revaloriser l'image peut-être un peu rustre de ses joueurs !

Le crû 2016 pour le plaisir :